Entretien des pompes de relevage en copropriété à Paris et en Île-de-France
Pour les syndics et les conseils syndicaux : visites régulières du poste de relevage de l’immeuble, compte rendu après chaque passage, et intervention dans la journée en cas de panne. Toutes marques.

Le syndicat est-il responsable si la pompe de l’immeuble tombe en panne ?
Oui, en règle générale. Le syndicat des copropriétaires est responsable des dommages qui ont leur origine dans les parties communes (loi du 10 juillet 1965, article 14). C’est une responsabilité sans faute : il n’a pas besoin d’avoir commis une erreur pour être tenu responsable.
Une décision de 2023 montre jusqu’où cela va. Dans un immeuble en copropriété, un local commercial en sous-sol est inondé à cause d’une pompe de relevage. Cette pompe avait été installée par les propriétaires du local, et le syndicat ignorait qu’elle existait. La Cour de cassation a jugé que cette ignorance ne suffisait pas à dégager le syndicat de sa responsabilité (Cass. 3e civ., 30 novembre 2023, n° 22-22.738).
Pour un gestionnaire, la première protection est donc simple : savoir où sont les pompes de l’immeuble, et les faire entretenir.
Une pompe qui ne sert qu’un seul lot peut être une partie privative, même si elle se trouve dans les parties communes. Par exemple, celle d’un restaurant ou d’un local en sous-sol. C’est le règlement de copropriété qui le dit. Avant de décider qui la fait entretenir et qui paie, vérifiez ce que prévoit le vôtre.
À quelle fréquence faire entretenir la pompe de relevage d’un immeuble ?
Tous les six mois. C’est le rythme conseillé pour les immeubles collectifs par la norme des stations de relevage, la NF EN 12056-4. Il s’y ajoute un contrôle simple, une fois par mois, par la personne qui s’occupe de l’immeuble.
Ce rythme vient de la norme, pas de la loi sur la copropriété. Il change selon le type de bâtiment :
| Type de bâtiment | Fréquence conseillée |
|---|---|
| Immeuble collectif | Tous les six mois |
| Commerce, site industriel | Tous les trois mois |
| Maison individuelle | Une fois par an |
| Contrôle par l’exploitant (gardien, gestionnaire) | Chaque mois |
Risque électrique et sanitaire. Le contrôle mensuel se fait en regardant seulement : n’ouvrez pas la cuve et ne touchez ni à la pompe ni au coffret électrique. Ces gestes sont réservés au technicien.
Le contrôle mensuel consiste à regarder la pompe faire au moins deux cycles de démarrage. Un gardien peut s’en charger. Le guide sur les normes des pompes de relevage présente les autres règles prévues pour un poste.
Comment se passe une visite d’entretien ?
Le technicien nettoie le poste, contrôle chaque pièce, puis vérifie que tout redémarre. Une visite suit ces étapes :
- Nettoyage de la cuve Retrait des dépôts : graisses, lingettes, boues.
- Flotteurs et clapet anti-retour Contrôle et nettoyage des flotteurs, qui commandent la pompe, et du clapet, qui empêche l’eau de redescendre dans la cuve.
- Essai de chaque pompe Quand le poste en a deux, on vérifie aussi qu’elles fonctionnent bien à tour de rôle.
- Alarme et coffret électrique Test de l’alarme, contrôle des protections et des câbles.
- Relevé des anomalies Tout ce qui est usé ou à prévoir est noté.
- Essai final Remise en service avec un essai à l’eau sur au moins deux cycles.
Le détail de chaque geste est expliqué dans la page sur l’entretien annuel d’une pompe de relevage.
Que doit prévoir votre contrat d’entretien ?
Un bon contrat dit noir sur blanc quand on vient et ce qu’on contrôle. Il fixe aussi le délai en cas de panne et ce qu’on vous remet. Voici les quatre points à vérifier avant de le présenter au conseil syndical :
-
Visites à date fixe
Diagnostic : sans calendrier, les visites glissent et plus personne ne sait quand le poste a été vu.
Solution : des visites prévues par écrit, au rythme conseillé pour un immeuble : tous les six mois.
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Liste des contrôles
Diagnostic : la mention « entretien de la pompe », sans détail, ne dit pas ce qui a été fait.
Solution : la liste écrite des contrôles : cuve, flotteurs, clapet, pompes, alarme, coffret électrique.
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Délai en cas de panne
Diagnostic : la pompe s’arrête entre deux visites et personne ne sait qui appeler.
Solution : un délai écrit dans le contrat. Intervention dans la journée, parfois sous 2 à 3 heures en urgence, selon le secteur et la disponibilité.
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Documents remis
Diagnostic : après une inondation, on vous demande la preuve de l’entretien et rien n’est écrit.
Solution : un compte rendu après chaque visite : ce qui a été contrôlé, ce qui a été fait, ce qu’il faut prévoir.
Ce compte rendu se range avec le carnet d’entretien de l’immeuble. Ce carnet mentionne, s’ils existent, les références des contrats d’entretien et de maintenance des équipements communs (décret du 30 mai 2001). Le contrat de la pompe y a donc sa place.
La partie « à prévoir » du compte rendu aide aussi à préparer les dépenses à présenter en assemblée générale. Pour anticiper le remplacement d’une pompe usée, la page sur la durée de vie d’une pompe de relevage donne des repères utiles. Vous gérez aussi des commerces ou des bureaux ? La même démarche existe pour eux avec l’entretien et la maintenance des pompes de relevage.
Vous gérez un immeuble avec un poste de relevage ? Envoyez une photo du poste sur WhatsApp au 07 57 99 05 84 ou appelez-nous pour un devis de contrat.
01 86 98 34 03Que faire en cas de panne entre deux visites ?
Le syndic peut agir tout de suite, sans attendre l’assemblée générale. En cas d’urgence, il peut lancer de sa propre initiative les travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble (loi de 1965, article 18). Il doit en informer les copropriétaires et convoquer une assemblée générale sans délai.
Nous intervenons 24h/24 et 7j/7, sur toutes les marques. Après qualification, le tarif de l’intervention ou du diagnostic est annoncé et accepté avant le déplacement. Si la pompe est déjà arrêtée et que l’eau monte, passez directement par le dépannage urgent de pompe de relevage.
Références citées : loi du 10 juillet 1965, articles 14 et 18 ; Cour de cassation, 3e chambre civile, 30 novembre 2023, n° 22-22.738 ; décret du 30 mai 2001 relatif au carnet d’entretien ; norme NF EN 12056-4. Données à titre indicatif, selon les textes en vigueur à la date de publication.
Vous venez chez moi ?
Paris et toute l'Île-de-France.
Détail de la zone desservie sur toute l'Île-de-France.
Pas d'intervention hors Île-de-France.

Questions fréquentes
Le gardien peut-il faire lui-même le contrôle mensuel ?
Oui. Il regarde la pompe faire au moins deux cycles de démarrage, sans ouvrir la cuve ni toucher au coffret électrique. S’il remarque quelque chose d’anormal, il prévient le syndic, qui fait venir un technicien.
Combien coûte un contrat d’entretien de pompe de relevage pour un immeuble ?
Pour un contrat d’entretien annuel, comptez entre 180 et 350 € TTC par an, selon l’installation. Le prix exact est fixé sur devis. Devis gratuit. Vous pouvez le demander sur la page de demande de devis.
Faut-il deux pompes dans un poste de relevage d’immeuble ?
Deux pompes apportent une vraie sécurité. Sur un poste équipé pour cela, si l’une tombe en panne, l’autre prend le relais et continue d’évacuer l’eau. Et comme elles fonctionnent à tour de rôle, chacune s’use moins vite. Le technicien peut vous dire si votre poste en a besoin.
L’alarme du poste doit-elle être reliée à la loge ou à un téléphone ?
Oui, si personne ne peut l’entendre là où elle se trouve. La norme prévoit un dispositif qui signale une panne, mais une alarme qui sonne dans une cave fermée ne sert à rien. Reportée à la loge, au gardien ou sur un téléphone, elle permet d’agir avant que l’eau ne monte.
Pourquoi l’égout peut-il refouler au sous-sol lors de fortes pluies ?
Une des causes possibles est le tuyau de sortie du poste. Il doit monter au-dessus du niveau de reflux, c’est-à-dire le niveau que l’eau de l’égout peut atteindre, avant de redescendre. Sinon, lors de fortes pluies, l’eau de l’égout peut revenir vers le sous-sol. Le technicien peut vérifier ce point lors d’une visite.
Que vérifier quand on reprend la gestion d’un immeuble avec un poste de relevage ?
Repérez d’abord toutes les pompes de l’immeuble, y compris celle d’un local en sous-sol. Vérifiez ensuite s’il existe un contrat d’entretien et s’il figure au carnet d’entretien. Demandez enfin les derniers comptes rendus de visite : ils disent ce qui a été fait et ce qu’il reste à prévoir.